La Voie des Plantes

DOSSIER DE PRESSE

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QUE NOUS RACONTENT LES PLANTES?

Les plantes façonnent autant d’usages qu’il y a d’époques et de cultures : tour à tour nourriture, objets de rites et de divination, marchandises ou médicaments. Mais leur utilisation reste conditionnée à la connaissance de leurs propriétés.

Déjà, la conquête du Nouveau Monde était aussi celle de nouvelles plantes et de savoirs. Si les grandes explorations de Christophe Colomb et Magellan devaient définir de nouvelles frontières,  l’objectif était aussi de s’approprier la route des épices. L’exploitation des plantes amérindiennes a servi l’expansion économique de l’Europe mais également revitalisé les connaissances médicinales du vieux continent. Des premiers contacts à l’exploitation commerciale, la quête des plantes est donc aussi l’histoire de la rencontre des peuples.

ET AUJOURD'HUI?

En France, le succès des produits biologiques, le retour aux essences naturelles et l’intérêt pour la défense de la biodiversité, attestent d’une nouvelle sensibilité des consommateurs. Cette évolution des mentalités est soutenue par les dernières découvertes scientifiques sur l’intelligence complexe du monde végétal.

Notre rapport au vivant évolue d’une logique de domination à celle de coexistence. Cette approche entre en résonance avec les modes de vie autochtones, nouveaux objets d’inspiration et de fascination. Leurs liens intimes aux plantes et à la nature est devenu aujourd’hui un modèle pour occidentaux en quête de sens.

Les entreprises agro-alimentaires, pharmaceutiques et diététiques s’intéressent aux propriétés des végétaux utilisés par ces peuples. Certains cherchent à ouvrir les bénéfices des plantes au plus grand nombre, en respectant le bien-être des communautés. Néanmoins l’objectif reste le plus souvent mercantile : proposer de nouveaux produits inédits comme promesses d’importants revenus.

Au sein des communautés autochtones, la connaissance des plantes est un patrimoine culturel primordial. Les enjeux de préservation et transmission des savoirs sont devenus vitaux dans leur lutte pour défendre et valoriser leur territoire.

« La voie des plantes » illustre la rencontre entre deux visions du monde ; ou comment la pensée considérée “primitive” est réinvestie par nos sociétés dites “modernes”. A travers un itinéraire en Amérique Latine, nous voulons comprendre cette dynamique en marche.

 NOTRE APPROCHE

“La voie des plantes” s’inscrit dans la perspective de l’année internationale des droits des peuples autochtones, à  l’horizon 2019.

Structurée autour de cinq épisodes en Amérique latine, cette série documentaire témoigne de la complexité des enjeux autour de plantes symboliques.  Chaque histoire  est incarnée par une personne ou un groupe. En s’appuyant sur une narration intimiste, « La voie des plantes » offre une immersion subjective au plus près des points de vue locaux. Des incrustations écrites permettent au téléspectateur de situer l’action dans son contexte, renforçant ainsi sa compréhension des enjeux spécifiques et globaux.

A travers ces témoignages, nous entendons montrer la valeur des savoirs autochtones. Repenser l'interaction entre leur culture et les dynamiques du monde moderne est aujourd’hui nécessaire. Derrière l’utilisation des plantes, imaginons une autre conception de notre relation à l’autre et au monde.

CHAPITRES

1 - L’ENJEU DES SAVOIRS

LES SAVOIRS TRADITIONNELS, UNE RICHESSE FRAGILE À TRANSMETTRE ET PROTÉGER

La forêt amazonienne est une grande source de richesses. Outre le bois, le pétrole, elle recèle également des minéraux précieux, sources de convoitises. Toutefois, la principale richesse de l’Amazonie reste sa biodiversité unique.

Au premier plan de ces enjeux, des communautés autochtones s’organisent et repensent les modes de transmission des savoirs botaniques face à l’urgence de la préservation de leur territoire.

2 - LES CHEMINS DE CONNAISSANCES

DERRIÈRE LES PLANTES, UNE AUTRE APPROCHE DE LA CONNAISSANCE

Dans la conception autochtone, les plantes sont avant tout considérées comme des êtres de conscience. Lors des pratiques rituelles, certaines d’entre elles guident les chamans sur les voies du monde invisible et de la connaissance. Non seulement objets des savoirs, elles en sont aussi la source. Ce point de vue, longtemps rejeté comme “irrationnel”, est revisité par la culture new age mais aussi par la science moderne.  

Le néo-chamanisme propose désormais des expériences transcendantales aux occidentaux en quête de spiritualité.  Dans le même temps, certains médecins et scientifiques cherchent l’articulation entre plantes traditionnelles et médecine moderne, laissant entrevoir la complémentarité possible entre deux systèmes de pensée.

3 - PARTENAIRES OU PIRATES DU VIVANT

COMMERCIALISATION DES SAVOIRS AUTOCHTONES : PARTENAIRES OU PIRATES DU VIVANT.

Pour répondre à la demande occidentale en aliments et cosmétiques naturels, les entreprises investissent les terres autochtones à la recherche de plantes endémiques. Cette exploitation des matières premières et des savoirs associés peut dériver vers la bio-piraterie. Elle soulève des questions majeures : comment ouvrir au plus grand nombre les bénéfices des savoirs autochtones sans compromettre leur mode de vie? Comment éviter la spoliation des connaissances ancestrales?